Derniers articles

  • 1460. Le Havelet tout proche de l’église

    6 mai 2009, par Hugo Victor-Marie

    Saint-Sampson ne peut avoir foule sans que Saint-Pierre-Port soit désert. Une chose curieuse sur un point donné est une pompe aspirante. Les nouvelles courent vite dans les petits pays ; aller voir la cheminée de la Durande sous les fenêtres de mess Lethierry était depuis le lever du soleil la grande affaire de Guernesey. Tout autre événement s’était effacé devant celui-là. Éclipse de la mort du doyen de Saint-Asaph ; il n’était plus question du révérend Ebenezer Caudray, ni de sa soudaine richesse, ni (...)

  • 1470. Les désespoirs en présence (1)

    6 mai 2009, par Hugo Victor-Marie

    Il était un peu moins de dix heures du matin ; le quart avant, comme on dit à Guernesey. L’affluence, selon toute apparence, grossissait à Saint-Sampson. La population enfiévrée de curiosité versant toute au nord de l’île, le Havelet, qui est au sud, était plus désert que jamais. Pourtant on y voyait un bateau, et un batelier. Dans le bateau il y avait un sac de nuit. Le batelier semblait attendre. On apercevait en rade le Cashmere à l’ancre, qui, ne devant partir qu’à midi, ne faisait encore (...)

  • 1480. Les désespoirs en présence (2)

    6 mai 2009, par Hugo Victor-Marie

    Vous parliez des archanges, c’était vous l’archange. Ce que vous disiez, je le pensais tout de suite. Avant vous, je ne sais pas si je croyais en Dieu. Depuis vous, j’étais devenue une femme qui fait sa prière. Je disais à Douce : Habille-moi bien vite que je ne manque pas l’office. Et je courais à l’église. Ainsi, être amoureuse d’un homme, c’est cela. Je ne le savais pas. Je me disais : Comme je deviens dévote ! C’est vous qui m’avez appris que je n’allais pas à l’église pour le bon Dieu. J’y allais (...)

  • 1490. Les désespoirs en présence (3)

    6 mai 2009, par Hugo Victor-Marie

    Déruchette commençait à percevoir ce que cet homme lui disait. Elle bégaya : Mon pauvre oncle... Il refuserait si le mariage était à faire, dit Gilliatt, il consentira quand le mariage sera fait. D’ailleurs vous allez partir. Quand vous reviendrez, il pardonnera. Gilliatt ajouta avec une nuance amère : - Et puis, il ne pense déjà plus qu’à rebâtir son bateau. Cela l’occupera pendant votre absence. Il a la Durande pour le consoler. Je ne voudrais pas, balbutia Déruchette, dans une stupeur où l’on (...)

  • 1500. La prévoyance de l’abnégation (1)

    6 mai 2009, par Hugo Victor-Marie

    Dix heures et demie sonnaient comme ils entraient dans l’église. À cause de l’heure, et aussi à cause de la solitude de la ville ce jour-là, l’église était vide. Au fond pourtant, près de la table qui, dans les églises réformées, remplace l’autel, il y avait trois personnes ; c’étaient le doyen et son évangéliste ; plus le registraire. Le doyen, qui était le révérend Jacquemin Hérode, était assis ; l’évangéliste et le registraire étaient debout. Le Livre, ouvert, était sur la table. À côté, sur une crédence, (...)

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